Ottawa, ON (Canada)
De la haute couture à Ottawa, on en parle?
Photo prise par Hadassa Igirubuntu lors de la Grande Première 2024 de l’Académie Richard Robinson au centre Shaw, le 4 mai 2024
(De gauche à droite: Richard Robinson, Frank Sukhoo et un juge Tresor Lubamba)
L’Académie Richard Robinson nous donne accès aux coulisses de sa Grande Première 2024 au Centre Shaw un samedi 4 mai 2024, au plaisir des plus grands curieux.
Avant les grands feux des projecteurs, les flashs des appareils photo ainsi que les applaudissements du public, il y a les coulisses. Explorons ensemble les rideaux qui nous séparent de l'arrière-scène et découvrez les trésors cachés de cet endroit peu fréquenté.
Derrière les rideaux de la grande scène
Au-delà de ce décor magnifique que s’imaginent les spectateurs, tout commence à partir d’une idée. La carte blanche a été donnée aux élèves de la prestigieuse académie les permettant de laisser libre cours à leur imagination ce qui, peut parfois s'avérer être une étape difficile dans la procédure de la réalisation de leurs œuvres d’art. Sans le vouloir, cette carte peut mener au syndrome de la page blanche, celle de ne pas savoir quoi faire. Henriette Bangoura qui pourtant a remporté le prix du meilleur bustier 2023, se dit avoir finalement trouvé sa voie :
« Franchement, j’ai trouvé mon inspiration et j’aime beaucoup plus les trucs asymétriques. » nous
fait-elle part.
(Photo d’Henriette prise le 4 mai 2024 par Hadassa Igirubuntu lors des préparatifs de la Grande Première de Richard Robinson)
Oui, comme vous l’avez bien compris le métier de créateur de mode excède le simple fait de tracer des croquis, mais exige également de les confectionner. Malheureusement, le sommeil n’était pas au rendez-vous pour certains et d’autres se voyaient travailler sans relâche (à en perdre la notion du temps) sans même voir les jours passés. C’est le cas d' Apple Grace, designer de mode, dont un de ses modèles nous fait le récit du travail d’arrache pied qu’elle exerçait lors du préparatif de la Grande Première. « Elle était en train de travailler pour toute l’année et même l’année passée, ne pas dormir des journées pour pouvoir faire ce que l’on voit aujourd'hui. » nous dit-il.
Le travail paie, du moins les tenues confectionnées par la finissante de l’académie le témoignent. En termes de chiffres, vous êtes-vous déjà demandé combien d’heures un designer utilise pour créer sa tenue? J’ai posé cette question à Catherine (une étudiante de la première année ayant voulu explorer un domaine plus artistique) et voici sa réponse:
(Photo prise par Sam (Jérérmie) Muryango: Apple Grace à gauche et son modèle au milieu, le 4 mai au centre Shaw)
Beaucoup d'heures de travail et que ce soit à la maison ou à l’académie, le travail continue malgré tout même dans les coulisses! C’est le moment idéal pour les perfectionnistes de rendre leur modèle et design parfait mais, également le moment opportun pour les élèves de finaliser et retoucher leurs vêtements. Maquillages, vêtements, souliers, sacs, collations, boissons, accessoires, c’est un véritable pêle-mêle derrière les rideaux de la grande scène! Yosra étudiante en relation publique et passionnée de mode se présente en tant bénévole à l'événement. Présente sur les lieux dès 9h du matin, elle nous décrit la situation:
« Peut-être une centaine d’heures dans tous nos habits, ça a été beaucoup d'ouvrages. Oui, je suis pas mal excitée pour le spectacle mais, je suis anxieuse aussi. » dit-elle avec un rire anxieux.
(Photo prise par Sam Muryango le 4 mai dans les coulisses de la Grande Première)
Beaucoup d'heures de travail et que ce soit à la maison ou à l’académie, le travail continue malgré tout même dans les coulisses! C’est le moment idéal pour les perfectionnistes de rendre leur modèle et design parfait mais, également le moment opportun pour les élèves de finaliser et retoucher leurs vêtements. Maquillages, vêtements, souliers, sacs, collations, boissons, accessoires, c’est un véritable pêle-mêle derrière les rideaux de la grande scène! Yosra étudiante en relation publique et passionnée de mode se présente en tant bénévole à l'événement. Présente sur les lieux dès 9h du matin, elle nous décrit la situation:
« C’est un peu chaotique… un petit peu mais, d’une bonne façon. [...] Donc ouais, franchement, c’est quand même un événement très bien organisé. J’ai rien à dire, le staff (le personnel) était fabuleux! [...] J’ai rarement eu des problématiques à n’importe quel niveau. » nous raconte honoré de prendre part à l’organisation du défilé.
(Photo de Yosra prise le 4 mai 2024 par Sam Muryango dans les coulisses de la Grande Première de Richard Robinson)
L’arrière scène s’avère être un espace de travail acharné et bondé. Il n’est donc pas étonnant qu’il soit difficile de trouver les designers ainsi que leurs modèles. Invité, enseignant, modèle tout comme designer ont du style et souvent, il est très difficile de les différencier si ce n’est que les volontaires et les médias. Tous portent des styles qui leur définissent criant à haute voix leur personnalité.
Imaginé être dans la peau d’un modèle, ça ne doit pas être si facile de porter des vêtements qui ne nous représentent pas alors, voici l’avis de l’un d’entre eux:
« Nous ça nous fait plaisir, en plus qu’on aime bien ses modèles (du designer). Si je dois travailler avec quelque chose avec lequel on est confortable (je le ferai). On aime ce qu'il fait. » nous explique Louniss, un modèle qui défile pour la collection Mirage du designer Mamadou.
(Photo de Louniss prise dans les coulisses de la Grande Première, le 4 mai 2024 par Sam Muryango)
(Photo prise dans les coulisses le 4 mai 2024 par Hadassa Igirubuntu: des modèles portant la collection The Roaring 20’s d’Alexandra Beaudry lors la Grande Première)
Le défilé de cette année 2024 nous a permis de repousser nos limites et d'étendre nos rêves. Bravo à tous ces académiciens qui ont travaillé dur pour nous émerveiller avec leur création! Votre avenir est très prometteur! Chacune de ces Grandes Premières est exceptionnelle, des incontournables de Ottawa à absolument pas manquer! Nous avons hâte de voir ce que les élèves nous réservent pour l’année 2025.
Par Hadassa Igirubuntu